07.01.2008

Bonne année 2008

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Le groupe Front National du Conseil Général de Lorraine vous souhaite une bonne année 2008

Le combat continue

21.12.2007

Communiqué du groupe FN Lorraine

Nous prenons acte sans surprise, de la décision de M.Ferrier de quitter notre groupe afin d’en constituer un nouveau. Cela est dans la continuité de son action politique faite de louvoiement et de trahisons.

Hier ancien du RPR, aujourd’hui ancien du FN, demain, sans doute, ancien de rien, M.Ferrier retournera donc dans deux ans, c'est-à-dire dans un avenir très proche, lors de la prochaine élection régionale, dans les oubliettes de la politique locale !

Cette nouvelle trahison aura permis à notre groupe d’apurer sa structure en tirant la chasse sur cet élément politiquement malsain et à l’opportunisme débridé. Il est évident que M.Ferrier trahit par son comportement, non seulement le mouvement qui l’a fait élire, mais aussi les lorrains qu’il a abusés.

Il n’aura pas l’honneur de démissionner de son mandat, obtenu grâce au Front National, pour continuer à louvoyer parmi divers groupuscules qui lui ressemblent. Bon débarras M.Ferrier !

Budget primitif 2008

Monsieur le président,
Mes chers collègues,

En matière budgétaire, les années passent et se ressemblent, le discours de la majorité, quant à lui, n’évolue pas. Notre première intervention se concentrera essentiellement sur les dépenses avant l’examen des recettes.

Nous savons comme disait Einstein que « ce n’est pas avec ceux qui ont crée des difficultés qu’il faut espérer les résoudre ». Dans cette lignée, le budget primitif 2008 a le mérite de nous éclairer sur ce qu’il ne faut pas faire en la matière et nous vous livrerons quelques pistes de réflexion que tout le monde ici se gardera bien d’appliquer par peur de remettre en cause ce budget « Masseret », qui confirme la volonté de gaspiller l’argent public.

Phénomène pathologique, les besoins de financement des socialistes augmentent chaque année. En conséquence, le volume de l’emprunt augmente. Au final, l’annuité de la dette augmente et oblige ces messieurs à créer et/ou augmenter la fiscalité. Ce cercle vicieux doit cesser au plus vite. La majorité socialiste pèche par fausse générosité en multipliant les dépenses comme Jésus-Christ multiplia les pains. Mais Monsieur le président, vous n’êtes pas le Christ même si il y a deux Judas dans la salle.

Avant tout chose, nous reconnaissons votre franchise, Monsieur le président. Vous n’avez jamais prétendu maîtriser les dépenses de la région et baisser la fiscalité qui asphyxie de plus en plus les lorrains. Effectivement, vous tenez vos promesses ! De la même façon, vous avez toujours assumé votre politique de communication agressive, vous n’avez jamais voulu associer les élus de l’opposition aux prises de décision (mis à part Thierry Jean, votre satellite), là encore, promesse tenue !

Sans vouloir tirer de conclusions hâtives sur votre mandat, Monsieur le président, nous avons encore du chemin à parcourir ensemble et nous pensons que seule la région vous intéresse et pas la CA2M comme le disent certains. Mais tout de même, les élections régionales de 2010 se profilent et on a l’impression que vous lancez votre campagne. C’est un peu prématuré selon nous, d’autant plus que vous nous faites penser à automate lumineux qui s’agite dans tous les sens comme Sarkozy, Carla bruni en moins, Liouville en plus, moins sexy mais plus sympa.

Les lorrains attendaient de votre politique qu’elle ne se limite pas à l’effet d’aubaine du TGV mais qu’elle s’attache à répondre aux préoccupations quotidiennes, notamment le pouvoir d’achat de nos compatriotes, un thème que la gauche et la droite courbe agitent en ce moment alors qu’ils sont tous deux coresponsables de la faillite que nous connaissons tous.

Vous aviez une occasion unique d’améliorer ce pouvoir d’achat en baissant la fiscalité et en assumant la lourde tache d’assainir les finances de la région dont vous avez la charge. Mais, pour parvenir à ce résultat, il aurait fallu nécessairement réduire les dépenses.

Parlons-en de ces dépenses. Tout d’abord dans le domaine de l’action économique, l’engagement financier de la région ne nous satisfait pas. L’enveloppe budgétaire a diminué par rapport au BP 2007 et les investissements ne sont pas à la hauteur de nos espérances. Alors que les pôles de compétitivité MIPI en Lorraine sont à la traîne, l’effort consacré à l’innovation et à la création d’entreprise doit se maintenir, même si une baisse des charges pour les entreprises s’avère de plus en plus nécessaire. La volonté de faciliter la mise en place de guichet unique, que nous partageons, coïncide plutôt mal avec la volonté de constituer des réseaux en matière d’économie sociale et solidaire. Il est vrai qu’en matière de réseaux, le président Masseret en connait un rayon. C’est même un maître en la matière.

S’agissant de la formation professionnelle, exemple typique d’enchevêtrement des compétences et sujet sensible s’il en est, il y a aussi quelques remarques de bon sens à formuler. La loi du 13 aout 2004 prévoyait le transfert des programmes de formation continue de l’AFPA à compter du 1er janvier 2009. Alors que certaines régions ont anticipé cette nouvelle compétence, qui va sans doute marquer une pause dans le transfert Etat-régions en attendant l’acte III de la décentralisation, on n’y retrouve aucune référence dans le BP 2008. Pourtant, les socialistes sont très habiles pour pointer du doigt le moindre centime d’euro non compensé par l’état. Mais c’est de bonne guerre, il faut bien se défausser sur quelqu'un quand on n’assume pas ses responsabilités même si l’état dans l’affaire n’est pas sans reproche.

Pour les lycées, là encore des économies sont à réaliser. Si l’investissement pour la construction et la rénovation, sans oublier les cantines scolaires, est indispensable, la « réduction de la fracture numérique » peut être un peu moins. De même, le « budget équité sociale » ou le « budget participatif » peuvent faire l’objet d’une réduction drastique voire d’une suppression pure et simple, voilà un exemple de cohérence dans l’action régionale : savoir se concentrer sur ses priorités.

Il est vrai que les jeunes sont une proie facile et un vivier pour constituer ces réseaux dont le président raffole, ce qui explique sans doute l’augmentation du soutien de la région aux projets lycéens. Nos craintes sont fondées : j’ai entre les mains une note de novembre 2006 de notre collègue Leclerc arrivé, par hasard en ma possession dont je vais vous lire quelques extraits. Sur l’agenda 21, quelle est sa consistance si ce n’est faire passer les idées alarmistes des verts sur le réchauffement climatique à des jeunes déjà traumatisés par l’embrigadement du 21 avril 2002 ? En toute neutralité du service public bien entendu ! Vous l’avez compris, nous sommes dubitatifs sur ces projets dont la pertinence nous échappe. Toujours dans la lune et préoccupé par son agenda 2010, le président Masseret l’ignore peut être aussi. Point positif à souligner en toute honnêteté, le chapitre infrastructures et transports où notre groupe partage vos projets et vice-versa. Je note l’idée intéressante hors budget d’une privatisation de l’aéroport MNL, la région y fera de sérieuses économies.

Que dire encore de cette coopération qui n’a d’interrégionale que le nom puisque les efforts sont concentrés sur l’aide au développement ? Nous sommes opposés à ce que la région joue le supplétif de l’état avec l’argent du contribuable dans des domaines qui ne sont pas de sa compétence. Nous insistons là-dessus car les sommes sont importantes. Dans votre rapport, on lit que la région concentre ses efforts sur 5 pays africains alors qu’à la CP de décembre, on finance deux projets humanitaires en Colombie au titre de la coopération décentralisée ! Peut-on avoir quelques explications à ce sujet ?

Ceci s’explique peut être par les relations intéressées que la région entretient avec le monde associatif. Comme celui-ci fonctionne aussi par réseaux fraternels et copinage, le président Masseret est comme une truelle dans le ciment. Mais en distribuant l’argent aux premiers venus, vous suscitez des mécontents et pas seulement parmi vos électeurs, puisque parmi tous ceux qui viennent manger à la gamelle des subventions, comment satisfaire tout le monde ? Pour que le monde associatif reste ce qu’il est, vous devez laisser le bénévolat s’exprimer et éviter la professionnalisation coûte que coûte!

Au regard de votre volonté de consolider les structures de dialogue avec les citoyens à travers la direction des relations avec les citoyens, nous vous suggérons la création d’une direction des relations avec les élus de l’opposition. Les citoyens avec qui vous voulez entrer en relation sont évidemment triés sur le volet parmi vos partisans. Les élus de l’opposition bénéficient, quant à eux, d’une vraie légitimité dont il faut tenir compte même si elle vous déplait.

Il y aurait encore beaucoup à dire sur les dépenses de communication qui restent élevées pour nous mais jamais trop élevées pour faire votre pub. D’une manière générale, vous reconnaissez vous-même, Monsieur le président, que les dépenses de fonctionnement de l’institution sont en hausse et, s’il faut bien recruter du personnel pour gérer le transfert des TOS, des économies substantielles peuvent être réalisées en divisant par deux le budget communication par exemple. Additionnées avec toutes celles que nous avons déjà proposées, ces économies permettront de faire de la région une collectivité d’investissement résolument tournée vers l’avenir plutôt qu’une collectivité de fonctionnement.

Pour notre part en matière budgétaire, nous faisons notre cette phrase de Montesquieu : « on ne doit toucher à l’argent public que d’une mains tremblante ».

Je vous remercie.

Budget primitif 2008

Monsieur le président,
Mes chers collègues,

Après avoir examiné tout à l’heure les dépenses inscrites au BP 2008, mon intervention portera essentiellement sur les recettes. A ce titre je souhaite formuler 3 remarques :

- Premièrement, s’agissant des compensations et des dotations, il y a quand même une marge entre ce qui relève d’une appréciation modérée de l’action de l’état ou plutôt de son inaction et un discours politique voire politicien. Monsieur le président, nous connaissons votre attachement à la décentralisation et nous partageons certaines de vos inquiétudes sur les compensations insuffisantes des transferts de compétences. Cependant, il y a une vision commune qui existe entre les différentes collectivités locales indépendamment de la couleur politique, on ne peut pas le nier. Il y a donc unité de vue sur cette question entre la droite et la gauche et il faudra bien résoudre le problème comme on réussit à le faire certains états européens en évitant de se renvoyer systématiquement la balle. La décentralisation a de tout évidence était mal faite car elle a conduit, ce qui est un paradoxe, à un contrôle plus étroit par l’état des compétences qu’il transférait aux régions.

- Deuxièmement, nous constatons que la marge de manœuvre des régions se réduit comme peau de chagrin et cela devrait nous inciter tous à une extrême prudence dans la maitrise des dépenses. Pour cela, il convient de déterminer sa politique en fonction des recettes et non pas l’inverse. Un chef d’entreprise vérifie d’abord les recettes dont ils disposent avant de définir les dépenses qu’il va engager. Vous devez vous comporter de la même façon Monsieur le président, en bon gestionnaire de l’intérêt général puisque c’est de cela dont il s’agit. De fait, comme la loi n’encadre pas précisément les compétences de la région, et c’est une carence regrettable, vous en profitez pour vous lancer dans des interventions extra-légales, et cette politique est suicidaire pour le budget de la région.

- Troisièmement, si l’autonomie fiscale des collectivités n’est pas à l’ordre du jour, c’est que l’Etat ne veut pas en entendre parler. De même les exécutifs régionaux ne travaillent pas vraiment en ce sens car qui dit autonomie dit plus de responsabilité. Par l’enchevêtrement des compétences, les subventions croisées et les contrats de plan, les responsabilités se diluent. Mais qui parmi les élus a vraiment envie que cela cesse ? les élus tirent leur légitimité de ce système incohérent et unique en Europe car ils peuvent ainsi se maintenir au pouvoir et exercer leur influence sans prendre le moindre risque puisque de toute façon, il y aura toujours une collectivité pour porter le chapeau. Et puis quand on aura finit d’accuser l’état, on s’en prendra à Bruxelles tout en continuant à approuver cette construction européenne qui dépossède les peuples peu à peu de ce qui leur reste de souveraineté. Il y a un double langage insupportable qui ne peut plus durer. Messieurs les élus de droite et de gauche, vous portez la responsabilité de nos déficits publics, en continuant à le nier, vous affichez votre mépris pour le peuple qui vous a pourtant élu mais qui pourrait bien reprendre ses droits un jour ou l’autre, c’est en tout cas ce que nous souhaitons.

Je vous remercie.

06.12.2007

Le bulletin Le Patriote Lorrain - 3

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